J.J. Cale, de son vrai nom John Weldon Cale, est un guitariste américain — auteur, compositeur et interprète — né le 5 décembre 1938 à Oklahoma City (Oklahoma) et décédé le 26 juillet 2013, à l’hôpital de La Jolla de San Diego (Californie), des suites d’une crise cardiaque. Artiste qui doit son nom de scène à un directeur de cabaret qui lui aurait conseillé de se différencier de John Cale, J.J. Cale a toujours mené une vie d’ermite, désireux de fuir la célébrité. De ce fait, moins connu que ses chansons qui, reprises de nombreuses fois, influencèrent toute une génération d’artistes dans les années 1970/1980, il ne jouira jamais d’une grande notoriété aux États-Unis alors qu’il fut populaire en France, notamment après la sortie du film de Bertrand Blier « La femme de mon pote » en 1983, illustré par ses chansons.

Issu d’une famille modeste de Tulsa (Oklahoma), J.J. Cale apprend la guitare en jouant des airs de jazz, de rockabilly, de blues. Sa carrière démarre en 1958 avec l’enregistrement d’une série de singles. En 1959, il part à Nashville (Tennessee) pour faire connaître ses chansons mais sans succès. Il revient alors à Tulsa et sort, en 1965, un 45 tours avec un titre devenu depuis un classique du rock : After Midnight. Suite au succès de cette chanson interprétée par Eric Clapton en 1970, il sort son premier album : Naturally, en décembre 1971. Suivront ensuite d’autres dont, en 1976, l’album Troubadour qui contient sa chanson la plus célèbre « Cocaïne » et, en 2006, en collaboration avec Eric Clapton, l’album « The road to Escondido » où il signa la plupart des titres.

Initié aux techniques d’enregistrement, J.J. Cale peut être considéré comme l’inventeur du travail en « home studio », prenant un soin extrême à produire ses morceaux dans un studio installé chez lui, trop heureux de préserver sa tranquillité et de cultiver l’anonymat. C’est ainsi qu’il n’hésitera pas à vivre pendant des années dans une caravane, en plein désert, à peaufiner ses enregistrements. Sa musique est une des plus représentatives du courant « laid back » qui consiste en une attaque des cordes décontractée — avec un placement quelque peu en arrière du temps – qu’il associait à sa voix feutrée. Son jeu de guitare, au son cristallin que l’on retrouve dans tous ses albums – quitte à voir sa musique taxée de monotone sous prétexte qu’elle sonne toujours pareille — , est une variante de country rock, mâtinée de blues, de jazz et de soul. Derrière la structure simple de ses compositions, soutenues par un rythme légèrement swinguant et une voix murmurante, l’univers musical de J.J. Cale apparaît comme une invitation au repos et au farniente. En fait, derrière cette étiquette de « paresseux » qui lui colla constamment à la peau, confortée par le nombre restreint de ses albums (seize entre 1971 et 2009) et le peu de tournées qu’il fit (sa dernière apparition à Paris date de 1994 où il se produisit avec sa compagne Christine Lakeland), se cachent de grandes exigences professionnelles, tant il était pointilleux dans l’élaboration des  sons de ses compositions. Moins nonchalant que perfectionniste, J.J. Cale chercha, tout au long de sa carrière, à prendre son temps pour produire une musique de qualité.

Philippe Parrot

J.J.Cale

Principaux titres : Crazy Mama ; After Midnight ; Cocaïne ; I’ll Make Love To You Anytime ; Don’t Cry Sister ; Magnolia ; Call Me The Breeze ; Sensitive Kind

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After Midnight

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Don’t Cry Sister

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Magnolia

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Cocaïne

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