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Entre ce que je pense et voudrais exprimer ; entre ce je crois exprimer et ce que je dis…

Entre ce que vous croyez entendre et ce que vous écoutez ; entre ce que vous voudriez écouter et ce qui vous est confié…

Entre ce que nous voudrions saisir et ce que nous comprenons ; entre ce que nous voudrions faire comprendre et ce que nous faisons partager…

Il y a tant de malentendus possibles pour ne pas s’entendre qu’il vaut mieux se taire. À l’écoute du silence, troublé par les seuls battements de nos cœurs à l’unisson…

Philippe Parrot

Philippe Parrot : Poème n°29 : Aux coeurs de s'entendre ! dans Poésie plenitude-300x281

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fichier pdf P 29 – Aux cœurs de s’entendre !

Poème écrit par Philippe Parrot

Le 13 septembre 2013.

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I need you

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À propos de ce poème, Sandra Savajano a fait le commentaire suivant :

« Le sujet est complexe et vous le présentez très bien dans votre introduction. Encore une fois, vous avez réussi à tout synthétiser dans cette présentation. Votre poème me semble prendre un seul parti : celui de la fusion. Car sans dire, parler ou soumettre, ce que l’un entreprend , l’autre trouve la suite. Et je le perçois comme une véritable création. Aussi, je ne vois pas d’incompréhension dans les deux premières strophes même si la troisième y fait référence. Voici ma première impression.

Maintenant la seconde, reprenant chacune des phrases présentant les mêmes débuts qui ne concernent que « âme » et « esprit » :  « Dans mon âme, des pensées vagabondent, dans votre âme, vos songes les fécondent. Dans mon esprit, des réflexions mûrissent. Dans votre esprit, leurs sens s’immiscent ». Là aussi je sens la continuité et la fusion. Puis dans les deux dernières, je ressens comme une sorte de perdition, une forme de stagnation ou peut être simplement une pause : « Dans mon crâne, des phrases bouillonnent. Dans votre tête, mes mots tourbillonnent. Dans ma bouche, mes propos fanfaronnent. Dans vos oreilles, mes paroles résonnent. Dans ces deux dernières strophes, il me semble que le duo (ou alors s’en est un autre, différent du premier qui prend naissance) cesse un temps pour trouver ses repères en solo et le langage est différent, plus sectaire, plus isolé.

De même, dans votre troisième strophe, je sens deux positions : la contrainte qui mène au repli, et l’abandon qui pousse à l’évasion. Le silence reste la clé et le secours, car après tout, les liés (de quelque nature que ce soit) ont-ils réellement besoin de mots ?

Quoi qu’il en soit, il s’adresse à beaucoup de personnages. Chacun peut s’y retrouver. »

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