Le phare est un édifice mythique qui hante l’inconscient collectif. Impressionnante bâtisse érigée vers le ciel, aussi droit qu’un phallus, la fascination qu’il exerce sur notre imaginaire ─ indépendamment de sa forme ─ s’explique par le fait qu’il est très exactement à l’intersection de trois mondes opposés et inconciliables : la terre, l’eau et l’air. Construit au beau milieu d’un no man’s land le plus souvent hostile : à l’extrémité d’une jetée, sur une presqu’île, à quelques kilomètres de la côte, il impressionne par sa massive construction dont la pierre semble défier le temps. Soumis aux déchaînements des vents et des vagues, synonymes  de pertes et de peines pour les marins, il est cet avant-poste installé là pour tenter d’éviter les dangers inhérents aux nuits et aux tempêtes. Mais, s’il est le symbole de la vie qui cherche à primer sur la mort, il peut devenir aussi, dans des âmes meurtries, son contraire : ce guide qui indique la direction à suivre pour s’engager sur cette voie contre laquelle il lutte justement. Ce chemin périlleux que décident d’emprunter ceux qui veulent quitter définitivement terre, mer et ciel…

Philippe Parrot

Phare dans la tempête

Photographie de Tony Le Bastard

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Les amants d’un jour – Édith Piaf

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fichier pdf P 58 – Le phare de Phédra

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le dimanche 12 octobre 2014

Et terminé le lundi 13 octobre 2014

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