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Bien qu’il ait été marqué par le fauvisme où prédominent les couleurs franches et lumineuses et le cubisme qui prône la déconstruction des objets et de l’espace, Marc Chagall (1887/1985) n’appartient en réalité à aucune école. À une époque où la peinture s’orientait vers une certaine forme d’intellectualisation qui réduisait le sentiment à un froid ressenti, il a su préserver dans ses œuvres une touchante naïveté comme si son existence était un perpétuel miracle, comme s’il demeurait un éternel enfant . Et s’il peint ainsi dans l’incapacité de créer en se soumettant aux conventions d’un courant artistique c’est qu’il a puisé l’essentiel de son inspiration dans les événement les plus intimes de sa vie : son enfance à la campagne près de Vitebsk, en Biélorussie, et le grand amour qu’il porta durant plus de 30 ans à Bella Rosenfeld, son épouse. À ce titre, il est le seul à avoir osé « peindre » des histoires où des amoureux extasiés et tendrement enlacés flottent dans les airs, au milieu d’animaux de ferme tels une chèvre joueuse de violoncelle.

Un rêve d’échappées célestes qu’ont bien souvent ceux qui s’aiment…

Philippe Parrot

Marc Chagall

Tableau de Marc Chagall

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fichier pdf P 72 – Céleste évasion

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le mercredi 4 février 2015

et terminé le vendredi 6 février 2015

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