Le rapport d’un père à ses enfants est essentiellement affectif. Un fort sentiment le lie certes à ses fils mais c’est une « pure » émotion véhiculée par le cœur et la conscience qui s’appuie trop peu sur une base biologique. Il en va tout autrement d’une mère. Au sens strict, ses fils sont  « la chair de sa chair ». Ils ont grandi dans ses entrailles, puisant leur énergie dans les ressources organiques de leur génitrice. Plus qu’un ressenti, c’est donc un lien charnel puissant, indestructible et permanent, marqué au sceau du sang, qui l’unit à ses garçons.

Aussi, quand ils partent à la guerre, quelles que soient leurs motivations, quel déchirement pour celle qui les enfanta d’imaginer que ces hommes qui demeurent la continuation d’elle-même, fruit de cet instinct de vie inscrit dans son sexe, s’en vont justement pour détruire ce qui justifie, entre autres, sa raison d’être ; oui, s’en vont pour donner la mort et peut-être aussi la trouver !

Philippe Parrot

La ballade du soldat

Photo tirée du film « La ballade du soldat »

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Extraits du film « La ballade du soldat »

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James Blunt – Carry You Home

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fichier pdf P 99 – Mères de soldats

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le mardi 2 juin 2015 

Et terminé le jeudi 4 juin 2015

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