Il y a plus de quarante ans maintenant, je m’étais assis sur un banc, boulevard Edgar Quinet, à Paris, tout près du cimetière Montparnasse quand j’ai soudain aperçu une jeune femme, tout de noir vêtue, en larmes, se diriger vers l’entrée de la nécropole. Elle s’avançait vers moi, sans prêter attention à quiconque, accablée par sa peine, la démarche vacillante, la tête baissée cachée par une voilette, le corps secoué par de violents sanglots. Et, par intermittence, elle portait un mouchoir à ses yeux pour sécher ses larmes. Il y avait en elle tant de désespoir et de souffrance qu’elle ne pouvait contenir que la fugace vision de cet être désemparé me tétanisa. Bouleversé, je la laissais passer devant moi, tout près, sans oser faire un geste pour la consoler. Ce n’est qu’aujourd’hui, hanté pour des raisons que j’ignore par son bouleversant souvenir que je lui rends un hommage attendri.

Où qu’elle soit à cette heure….

Philippe Parrot.

Passante endeuillée

Photo trouvée sur internet – Auteur non identifié

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fichier pdf P 101- Passante endeuillée

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le jeudi 18 juin 2015 

Et terminé le samedi 20 juin 2015

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Une réponse à “Philippe Parrot : Poème contemporain 101 : Passante endeuillée.” Subscribe

  1. Mouloud TOUILEB 24 août 2019 à 20:19 #

    Bonsoir M Parrot,

    C’est en réécoutant la chanson « Les Ballons rouges » que je me suis souvenu du film d’Albert Lamorisse. Me disais qu’un tel court métrage méritait l’attention d’un poème. Et j’ai découvert « Le Ballon rouge » et votre … site !

    Je vous ai écouté. Quel bel hommage à cette France des années 50 que j’ai connue puisque je suis né en 1954.

    J’avais vu ce film étant « môme », à l’école primaire. il m’avait marqué par la poésie qui s’en dégage. L’âme du jeune garçon se confond avec la liberté du ballon … rouge, liberté si éphémère gagnée dans le sang.

    Et, puis heureux hasard, le premier poème que j’ai lu fut la passante endeuillée. Il m’a aussi ému, évoquant un souvenir un peu analogue à Étretat, lorsque j’y travaillais pas loin dans la région.

    Assis sur un banc pour ma pause déjeuner – c’était au printemps, il faisait beau, la mer, les mouettes, l’air marin – j’ai aperçu un couple visiblement en pleine dispute.

    La jeune femme s’éloignant, puis revenant. Lui, aussi marchant le long de la digue. Je les observais discrètement. La jeune femme s’en est aperçue. Elle me demandait quelque chose intérieurement. Je la sentais non pas énervée mais l’envie de se confier, oui de se confier !

    J’étais un inconnu. Son mari était là à quelques mètres. Le temps passait, je devais repartir à mon bureau.

    Il y avait un appel à l’aide dans son attitude. Elle s’est assise sur un autre banc juste à coté du mien.

    J’ai dû manquer de courage, ce jour-là ! Situation pénible et compromettante, si j’étais allé vers elle sous le regard du mari, lui aussi probablement en peine. Que faire ?

    Je n’ai rien fait, continuant à manger mon sandwich mais si troublé par cette scène conjugale. Je pressentais que cette femme était sous l’emprise de son compagnon, qu’elle étouffait. Ce ne fut toutefois qu’une impression.

    Il y a de cela quinze ans environ.

    Souvenir analogue au vôtre. Je suis bien incapable d’écrire de la poésie.

    J’ai une amie, bientôt 80 ans, qui écrit des poèmes en vers libres. J’ai ouvert pour elle une page poésie sur un site intitulé mespoemes.net.

    De temps en temps, j’y dépose en plus des siens, un poème de Verlaine, Hugo ou un texte de Brel et de Barbara.

    Aussi, je me propose avec votre autorisation de déposer sur son site « Passante endeuillée », et pourquoi pas d’autres poèmes que j’aurai l’occasion de lire mais surtout d’entendre de « l’intérieur » et toujours en vous demandant autorisation pour chaque poème, bien sûr !
    Voici le lien exact d’angele35 : http://mespoemes.net/angele35/

    Si vous ne parveniez pas à le faire apparaître, contactez-moi sur mon adresse courriel.

    Je suis toujours admiratif devant autant de talent à manier la langue française et surtout pour l’expression poétique. J’ai plutôt l’âme musicienne : elle explique mon admiration.

    Bien poétiquement vers vous,

    Mouloud T. (accordéoniste)

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