L’œuvre d’Egon Schiele (1890/1918) est empreunte d’un érotisme exacerbé, fasciné qu’il est par le Nu qui trahit sans faux-semblant la précarité de la chair et la force des pulsions. Sur la base de coloris aux tons brun, rouge et noir qui amplifient l’aspect dérangeant de ses personnages, il saisit le corps humain dans un « coup de crayon » net et précis, énergique et sûr, qui enferme ses sujets dans une froide composition, caractérisée par le dépouillement de la forme, la sobriété du contenu et l’utilisation d’un fond blanc. Ainsi mis en valeur, le modèle apparaît le plus souvent avec des traits anguleux, dans des postures provocantes et désarticulées qui, en renforçant l’expression et en instaurant une distance et un malaise avec le spectateur, mettent en valeur son intériorité angoissée. Le Nu, chez Egon Schiele, révèle donc moins la singularité du corps que la profondeur de l’être, en dehors de toute convention.

Philippe Parrot

Egon Schiele - Nue -

Dessin d’Egon Schiele (1890/1918)

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Pour lire le poème « Si béantes lèvres », veuillez cliquer sur le fichier ci-dessous.

fichier pdf P 127 – Si béantes lèvres !

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le vendredi 25 septembre 2015

Et terminé le samedi 26 septembre 2015.

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