Socrate (470-399 av. J.-C.) avait son « daïmôn », cette voix intérieure qui l’enjoignait de s’engager dans telle direction plutôt que dans telle autre, alors que son esprit l’en dissuadait de prime abord. Démoniaque ou non, divine ou non, cette voix le hantait, en permanence tapie au tréfonds de sa conscience, attendant à chaque fois son heure pour se manifester.

Il en est de même de l’artiste avec sa muse. Qu’elle soit une femme de chair ou de rêve, installée dans son cœur et son esprit sans qu’il puisse inexplicablement la chasser, elle guide sa plume, hante ses pensées, nourrit ses sentiments et apaise son être. Présente ou non, personne ou chimère, elle est cette beauté de l’âme et du corps sans laquelle l’artiste ne peut exister et produire.

Aussi, lui en est-il éternellement reconnaissant d’être Celle qui fait de lui ce qu’il est…

Philippe Parrot

A la poursuite d'une ombre

Le poète et sa muse – Auteur non identifié

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fichier pdf P 134 – A la poursuite d’une ombre

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le mercredi 28 octobre 2015

Et terminé le vendredi 30 octobre 2015

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