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Dans son livre « Histoire de la folie à l’âge classique », Michel Foucault analyse la fonction du « Fou » dans notre monde occidental. Il montre ainsi qu’après avoir été respecté et parfaitement intégré dans la société sous prétexte qu’il était le seul détenteur d’une vérité que l’homme sensé ne pouvait entrevoir — au Moyen-Âge parfois nommé, à ce titre, conseiller du roi —, avec l’avènement d’une bourgeoisie industrieuse soucieuse d’Ordre et de Morale au nom du sacro-saint Travail, à partir du 18ème siècle, avec le développement des lieux d’enfermement, notamment les hôpitaux psychiatriques, les fous sont tous parqués, considérés dès lors comme des éléments asociaux dérangeants, voire dangereux, susceptibles par leurs propos de remettre en cause l’ordre établi…

Au vu de cette brillante démonstration, se pourrait-il donc qu’il y ait dans la parole du « Fou » matière à réflexions, en quête de la signification et de la profondeur du non-dit caché derrière l’apparente incohérence du dit ?

Philippe Parrot

245 - Vous, ma folie douce

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fichier pdfP 245 – Vous, ma folie douce

Poème écrit par Philippe Parrot

Le samedi 11 février 2017

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