Si yeux fermés ! tu la « vois » néanmoins s’avancer vers toi, aimante et rieuse dans ses tenues soignées, alors qu’elle est ailleurs et avec d’autres ; si oreilles bouchées ! tu « entends » pourtant les mots doux qu’elle te susurre, hélas nullement plaquée contre toi ; si — lèvres serrées ! — tu « discernes » cependant son impalpable langue se glisser dans ton palais ; si – corps tremblant ! — tu « pressens » toutefois te calmer à sentir ses invisibles doigts t’effleurer ; si — désemparé par son absence ! — tu la « devines » malgré tout en permanence à tes côtés, alors — oui ! — rejoins vite cette femme, à ton cœur unique et chère, où qu’elle soit, pour qu’elle cesse d’être une stérile chimère…

Philippe Parrot

258 - Avec des si

Photo trouvée sur internet – Auteur non identifié

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fichier pdf P 258 – Si elle t’était contée…

Poème écrit par Philippe Parrot

Commencé le mercredi 3 mai 2017

Et terminé le jeudi 4 mai 2017

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