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S’il est, dans l’enfance et la force de l’âge, ce cadre incontournable qui permet à chacun de vivre des expériences multiples et variées, sources d’épanouissement et d’enrichissement, il est aussi, à l’aube de la vieillesse, ce destructeur flux qui érode avec une force et une patience confondantes nos corps et nos esprits…

Sur le tard, il métamorphose en effet notre personne en un être méconnaissable qui n’est plus que l’ombre de lui-même et notre cher passé socle de notre identité en une somme d’images si floues et ténues que notre cœur s’en détache insidieusement, transformant les souvenirs des êtres jadis aimés en des réminiscences de plus en plus évanescentes qui finissent par ne plus émouvoir…

Ainsi, peu à peu, chairs et pensées se délitent-ils à notre insu ! Ah ! Que ce foutu temps est diablement haïssable et ravageur !

Philippe Parrot

260 - Sale temps

Photo trouvée sur internet – Auteur non identifié

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fichier pdf P 260 – Sale Temps

Poème écrit par Philippe Parrot

Le mercredi 10 mai 2017

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