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À côtoyer en permanence — à travers l’étalage des guerres et autres drames diffusés dans les médias — l’omniprésence de la Mort, nous pourrions penser au final nous préparer à l’inéluctabilité de la nôtre. À une nuance près cependant ! Atterrés par ces « spectacles », à y songer à ces occasions, nous l’imaginons naïvement, à notre égard, compatissante, semblable à un moment d’abandon durant lequel nous partirions tranquilles et détachés.

Hélas, pressentant qu’en la matière rien n’est moins sûr, nous nous empressons d’oublier qu’à peine nés, nous sommes déjà assez vieux pour mourir, qui plus est dans des circonstances peut-être douloureuses ! Alors, trop heureux de faire l’autruche pour occulter une telle éventualité, nous nous immergeons dans l’action et l’amour, empressés de vivre chaque instant, taraudés par l’illusoire sentiment de l’immortalité…

Philippe Parrot

272 - Aux hommes morts

Victor Hugo sur son lit de mort, en mai 1885. Cliché réalisé par son ami Nadar.

(©Collection particulière Tropmi/Manuel Cohen/AFP)

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fichier pdf P 272 – A quand son tour ?

Poème écrit par Philippe Parrot

Entre le mercredi 28 juin 2017

Et le jeudi 29 juin 2017

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