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Malgré l’unanime réprobation de leurs proches, ils avaient décidé de s’installer, là, dans ce trou perdu adossé à une colline qui faisait face à la mer. Situé à l’extrémité de l’île, loin des circuits touristiques, bâti sur les flancs d’une crique escarpée, tous deux avaient été séduits par l’isolement du village, accessible seulement par bateau, ou à pied par un étroit sentier.

Les maisons aux façades recouvertes de chaux, agrémentées de volets aux couleurs vives et tranchées, s’étageaient de la plage aux crêtes, en épousant parfaitement le relief accidenté. Les rues étaient en conséquence étroites et pentues, mais fort heureusement ombragées. En effet, chaque habitation disposait d’un minuscule balcon qui donnait sur la Méditerranée et permettait ainsi de profiter de la douce fraîcheur des soirées.

Fougueux amants, désireux de jouir de leur escapade au beau milieu du torride été, ils n’imaginaient pas un seul instant que leur passion puisse s’éteindre tant leur amour était dévorant et le lieu paradisiaque…

Philippe Parrot

289 - Ondoyante chevelure

Peinture de Dante Gabriel Rossetti

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fichier pdf P 289 – Ondoyante rousse chevelure

Poème écrit par Philippe Parrot

Entre le 26 et le 27 août 2017

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