Tapie dans un abysse, confortablement allongée sur un banc de sable, elle devinait qu’à la surface de la mer, c’était la tempête.

Aux vibrations qui lui parvenaient, aux échos qu’elle distinguait, elle pressentait qu’un navire se battait contre les flots pour éviter le naufrage. Mais, quand elle entendit les mâts craquer sous la violence des vents et s’effondrer… la coque travailler de partout avant d’éclater sous la pression des vagues, elle sut que le galion sombrait et, avec lui, tous les marins. Alors, elle quitta son royaume et partit à leur rencontre pour leur offrir à l’instant de l’agonie — lorsque l’eau submergerait leurs poumons — l’ultime vision d’une femme les prenant dans ses bras, avec fougue et sensualité, juste avant le Grand Sommeil…

Puis, ces preuves d’amour à peine données, un à un, elle les dévorerait afin de s’emparer de leurs forces et de leur énergie, de leurs souvenirs et de leur mémoire, de leurs vécus et de leur singularité, bref de leur âme comme de leur être, ravie de revivre ensuite, au gré de ses rêveries et de par son étrange pouvoir, l’existence de chacun d’entre eux, dans la solitude des fonds marins.

Philippe Parrot

335 - La sirène et les marins

Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com ( auteur : Kollwallpaper )

Image de prévisualisation YouTube

Pirates des Caraïbes 4 - Le chant des Sirènes

*      *      *      *      *

Pour lire le poème « La sirène et les marins », veuillez cliquer sur le fichier ci-dessous.

fichier pdf P 335 – La sirène et les marins

Poème écrit par Philippe Parrot

Entre le 14 et le 15 juin 2018.

Vous aimez ce poème. Partagez l’article ! Vous contribuerez ainsi à la diffusion de mes mots.

Ce texte peut renvoyer à deux autres :  Poème 62 : Échouage  et  Poème 112 : Rêveuse sirène

Image de prévisualisation YouTube

Visualisez la vidéo ci-dessus, en plein écran, directement sur YouTube !

Image de prévisualisation YouTube

 *      *      *      *      *

 I need you

 *      *      *      *      *

Pour accéder à la totalité de mes poèmes, ou mieux vous procurer mon recueil de poésie, veuillez cliquer sur l’une des bannières ci-dessous. Merci de me lire.

Tous mes poèmes                                      Le livre Corps et âme, au diable !

Découvrir tous mes poèmes                                                        Commander mon recueil de poésie.

*      *      *      *      *

Notification : Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d’utiliser et/ou de reproduire et/ou de modifier et/ou de traduire et/ou de copier le texte ci-dessus, de façon intégrale ou partielle, sur quelques supports que ce soit : électronique, papier ou autre, sans l’autorisation expresse et préalable de l’auteur. Tout droit réservé.

Pour vous procurer mes livres, vous pouvez cliquer sur les couvertures ci-dessous. Toutefois, mon ancienne maison d’édition n’en ayant plus en stock aujourd’hui, suite à la cessation du contrat liant les deux parties, elles s’adresseront à moi qui possède encore des exemplaires. Aussi, si vous souhaitez les avoir au plus vite, envoyez-moi directement votre demande via le formulaire de contact ci-dessous. Je vous les enverrai dans les meilleurs délais, dédicacés qui plus est.

À bientôt donc…

Couverture SCH                                              Couverture VA2V

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , , ,

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Philippe Parrot : Poème d’hier 363 : Accroché à ton sein

Jeune mère depuis peu, Maude allaite son enfant… Cependant, lorsque les grands-parents le gardent et qu’elle part se prélasser avec […]

Philippe Parrot : Poème d’hier 356 : Envoûtements et anatomie

Quelle que soit la profondeur des liens qui unissent deux êtres — faits le plus souvent d’amour, d’admiration, de respect […]

Philippe Parrot : Poème d’hier 249 : Mes mains sur tes seins

Ils s’étaient rencontrés quelques heures plus tôt, tout à fait par hasard, dans un restaurant bondé où le patron les […]

Philippe Parrot : Poème d’hier 152 : Au chaud contre son sein

Jeune et pimpante, avec son chignon tout ébouriffé qui lui donnait l’air d’une éternelle adolescente, vêtue d’un jean et d’un […]

Philippe Parrot : Poème contemporain 376 : Halte en bord de mer de nuit

UN NOUVEAU POÈME DIMANCHE 31 MARS 2019 DANS LA MATINÉE   Un homme et un chien face à la mer, […]

Philippe Parrot : Poème contemporain 375 : Halte en bord de mer de jour

MON PROCHAIN POÈME LE  24 MARS 2019 DANS LA MATINÉE Hassen Bouchakour et son cheval Peyo – Photo de Raynald […]

Philippe Parrot : Poème contemporain 374 : Qui et qui

C’est en me remémorant le film de Blake Edwards : « Victor, Victoria » sorti en 1982 que l’idée d’écrire ce texte m’est […]

Philippe Parrot : Poème contemporain 373 : Etre une comète

Le pouvoir de l’esprit est si fort qu’il suffit bien souvent de fermer les yeux pour qu’aussitôt l’imaginaire nous propulse […]

Philippe Parrot : Poème contemporain 372 : Sur la piste de danse

Nouvel exercice de style, ce poème est composé de six quatrains en alexandrin, ces vers formés de douze syllabes, scindés […]

Philippe Parrot : Poème contemporain 371 : Trace s’efface

C’était l’été. Un dimanche d’août ! Gilles et Samantha avaient décidé, la veille, de se lever à l’aube pour aller se […]

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus