Sur cette page sont présentées les réflexions que  j’ai écrites durant l’année 2012, au fil des jours, au gré de mes rencontres, de mon travail et de mes ressentis. Toutefois, si vous le souhaitez, vous pouvez découvrir mes maximes, classées cette fois par ordre thématique de A à Z, en cliquant sur les liens ci-dessous :

Philippe Parrot

Des pensées plus, dépensez moins ! Par thème de A à F

Des pensées plus, dépensez moins ! Par thème de G à L

Des pensées plus, dépensez moins ! Par thème de M à Q

Des pensées plus, dépensez moins ! Par thème de R à Z

Philippe Parrot : Citation : Des pensées plus, dépensez moins ! Par jour penseur-2-300x300

Le penseur d’Auguste Rodin (1840/1917)

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222/ Le 31/12/2012 : Déchirement : L’homme trop entier ne peut concilier devoir et désir. Soit il opte pour la raison et s’enferme dans le sacrifice et le sérieux ; soit il opte pour la chair et s’ouvre à la passion et à l’amour.

221/ Le 30/12/2012 : Homme bête : Nos qualités affichées puisent leur force dans nos penchants cachés ; nos penchants cachés dans nos pulsions obscures ; nos pulsions obscures dans nos instincts aveugles. Décidément, l’homme sent la bête.

220/ Le 29/12/2012 : Hypocrisie : Chez l’homme de loi ou de foi, la défense de la Vertu est toujours proportionnelle au regret de ne pas oser s’adonner au Vice.

219/ Le 28/12/2012 : Joie de vivre : Le rire est le baromètre de l’âme. Qu’il ne soit pas au beau fixe et ce sont orages et dépressions qui s’annoncent.

218/ Le 26/12/2012 : Apprenti-sorcier : À repousser constamment les limites de l’ignorance, les sciences confortent l’ignorance de nos limites.

217/ Le 24/12/2012 : Ancrage : Quand le croyant espère que le Salut sera dans l’amour, le mécréant se réjouit de ce que ses amours soient son salut.

216/ Le 23/12/2012 : Plénitude : Réussir sa vie, c’est concilier deux exigences : viser haut et rester libre.

215/ Le 22/12/2012 : Rapports de force : L’agneau fait peur au loup à condition que le berger pointe son fusil dans sa direction.

214/ Le 21/12/2012 : C Q F D : L’homme de lettres est un obsédé textuel qui traite de A jusqu’à Z toute affaire de Q de peur d’être H S, puisant son N R J dans un seul mot d’ordre : M !

213/ Le 20/12/2012 : Renouveau : Quand le désir de l’oubli naît, c’est que l’oubli du désir est.

212/ Le 19/12/2012 : Jusqu’au-boutisme : Il n’y a qu’une manière d’entrevoir les conséquences, heureuses ou non, d’une action : c’est de la mener jusqu’à son terme, contre vents et marées.

211/ Le 16/12/2012 : Construction de soi : Vivre relève plus de la technique que de l’art. En effet, il faut chaque jour se battre pour trouver les moyens d’exister plutôt que s’abandonner pour jouir des plaisirs d’aimer.

210/ Le 14/12/2012 : Désincarnation : Nos vécus ne sont que des avatars de conscience. Au gré du temps qui passe, de ressentis éprouvés dans l’instant, ils se figent en images ancrées dans nos mémoires, avant de s’en échapper, libérées de soi, en mots ou paroles. Ainsi, de sensations en souvenirs, de souvenirs en expressions, deviennent-il de plus en plus évanescents, tempérant peu à peu les émotions qui y étaient liées. Désensibilisation progressive qui met ainsi fin aux souffrances. À chacun de gérer au mieux cette désappropriation salvatrice !

209/ Le 13/12/2012 : Marathon : Qui veut aller longtemps et loin doit avoir l’âme du coureur de fond qui garde un même rythme, contrôle ses foulées et panse ses pieds.

208/ Le 12/12/2012 : Démo de maux : Quand la réserve se transforme en retenue, la retenue en mutisme, le mutisme en enfermement, c’est que la folie guette. Alors vite ! À vos mots, prêt… partez !

207/ Le 11/12/2012 : La vie devant soi : Vivre, ce n’est pas avancer en suivant l’éclat des étoiles, encore moins marcher en fixant la boue des chaussures. C’est aller de l’avant en posant son regard droit devant, à hauteur d’hommes.

206/ Le 10/12/2012 : Ascèse : Quand le désir d’absolue perfection conduit, entre rivalités passions et folies, à la recherche d’une sensation radicale et ultime, il ne mène au final qu’à la reconnaissance ou la grâce, qu’à la réclusion ou la mort.

205/ Le 09/12/2012 : Hédonisme : À vouloir donner un sens à l’existence, les hommes en arrivent à donner leur sang. Qu’ils cessent donc de chercher chaque matin à s’élever par orgueil pour ne songer qu’à se lever par plaisir.

204/ Le 08/12/2012 : Contrôle : La grandeur de l’âme dépend de la maîtrise des désirs tout comme l’autorité du dompteur découle du dressage des tigres.

203/ Le 07/12/2012 : Communion : Seuls dans les yeux de l’Autre, l’homme puise la force d’affronter le regard des autres.

202/ Le 03/12/2012 : Lucidité : Quand le sage sait jouer son rôle et s’adapter au quotidien sans se nier, le démagogue ne sait que jouer des rôles et composer avec le présent, prêt à se renier.

201/ Le 02/12/2012 : Cocasse : À l’oreille d’un sourd, le point de vue d’un aveugle clairvoyant est inaudible.

200/ Le 01/12/2012 : Grinçant : La meilleure des bières est sans doute celle que les autres commandent à l’heure de notre mort.

199/ Le 30/11/2012 : Injonction : Trouve au sein des choses le secret qu’elles recèlent : il est si fondateur qu’il explique le monde. Cherche au fond des êtres la flamme qui les consume : elle est si rayonnante qu’elle embrase l’esprit. Mais surtout garde dans tes entrailles l’amour qui te nourrit : il est si puissant qu’il illumine le cœur.

198/ Le 29/11/2012 : Beauté : L’art n’est rien d’autre qu’une affaire de topographie qui finit en histoire de cœur. Une matière qui s’expose ; un esprit qui contemple ; un cadre qui fédère. Pour au bout du compte, une émotion qui transcende !

197/ Le 28/11/2012 : Héritage : La mémoire est aux hommes ce qu’est le musée aux États : un lieu qui scelle le passé pour embellir le présent et enrichir l’avenir.

196/ Le 27/11/2012 : Béquille : Si l’espoir aide à vivre ici et maintenant, c’est qu’il est porteur des actions qui feraient vivre demain, ailleurs et mieux !

195/ Le 24/11/2012 : Leurre : L’espoir est l’échappatoire des hommes opprimés blessés ou perdus dans l’incapacité de vivre le présent en s’engageant dans l’action, trop aveuglés par leurs mirages d’avenir.

194/ Le 23/11/2012 : Faiblesse : L’espoir est tout à la fois l’expression de l’impuissance des hommes, l’aveu de leur résignation et la manifestation de leurs peurs puisque c’est remettre à demain ce qu’ils ne peuvent, ne veulent ou n’osent accomplir aujourd’hui.

193/ Le 22/11/2012 : Ambiguïté : Notre rapport à l’autre dépend de notre rapport au temps. C’est en effet la perception que nous en avons comme l’usage que nous en faisons qui nous rapprochent d’autrui ou nous en éloignent.

192/ Le 21/11/2012 : Basses œuvres : Mon premier est cynique dans son cœur ; mon second est opportuniste dans ses pensées ; mon troisième est démagogue dans ses propos. Mon tout est pragmatique dans ses actions. Qui suis-je ? Une somme d’états qui définit l’homme d’État !

191/ Le 20/11/2012 : Logique : Sur le fond, la richesse des sens et la force des sentiments étayent la raison ; sur la forme, la justesse du mot et la clarté du discours. En conséquence, renoncer à la sensualité, c’est prendre le risque de voir l’esprit sombrer dans la rhétorique.

190/ Le 19/11/2012 : Funambule : Sur le fil de la vie, à trop fixer ses pieds pour garder l’équilibre, l’homme en oublie de fixer l’horizon pour aller de l’avant.

189/ Le 18/11/2012 : Des jours meilleurs : La femme est décidément l’avenir de l’homme car elle seule s’évertue à libérer la vraie nature de chacun. Quant à l’homme, il est de tout temps son présent car lui seul s’ingénie à brimer la nature profonde de tous.

188/ Le 17/11/2012 : Fausse route : Qui aime bien… aime mal !

187/ Le 16/11/2012 : Tromperie : Le passé est un mirage, le présent une illusion, l’avenir une vision. Qu’il s’agisse de l’esprit ou du cœur, au royaume des faux-semblants l’homme ne se nourrit décidément que d’apparences.

186/ Le 15/11/2012 : Pérennité des sentiments : Les souvenirs sont des images qui se substituent aux mots pour continuer de dialoguer avec l’autre, malgré son irrémédiable absence et son invisible présence. Même si la beauté des premières ne remplacera jamais la chaleur des seconds.

185/ Le 14/11/2012 : Meurtrissures : Quand la vie nous arrache des bras de l’autre : de ses gestes, de ses regards et de ses mots, magnanime, elle nous laisse leurs souvenirs, des plaies ouvertes qui cicatriseront au fer rouge du Temps.

184/ Le 13/11/2012 : Perdition : Des souvenirs qui hantent l’esprit ne sont jamais que des regrets qui rongent le cœur.

183/ Le 12/11/2012 : Détachement : Le souvenir est l’avis de décès de nos vécus, son oubli leur enterrement.

182/ Le 11/11/2012 : Posture : Quand l’orgueil ou l’humilité est l’apanage du raisonneur qui réussit ou pas, l’allégresse ou la joie est le privilège du jouisseur qui se donne ou non.

181/ Le 10/11/2012 : Volonté : Discerner l’horizon qui guiderait nos pas ne suffit pas pour trouver notre voie. Encore faut-il puiser en soi la force et le courage de s’engager sur cette route qui demeure toujours imprévisible et  risquée, à l’image de la vie.

180/ Le 09/11/2012 : Mécanisme : En amour, ce qui compte au final, ce ne sont pas les sentiments ressentis mais les sensations éprouvées. Qu’elles brillent trop longtemps par leur rareté ou leur nocivité, et les voilà qui s’étiolent avant qu’il ne meurt !

179/ Le 08/11/2012 : Hardiesse : Quand l’eau de la fontaine à laquelle l’homme se désaltère, se tarit, il ne lui reste plus qu’à prendre armes et bagages pour remonter jusqu’à sa source afin de s’en abreuver tout son soûl.

178/ Le 07/11/2012 : Obstination : Quand l’homme de raison trouve dans sa ténacité et sa rigueur le courage de changer ce qui peut l’être, l’homme de cœur puise dans sa foi et sa volonté la force de refuser de composer avec ce qui ne peut être changé. Comme Don Quichotte, soyons donc plus fous que sages !

177/ Le 06/11/2012 : Constat : Si couper la barbe suffit pour changer de tête, tuer l’émoi ne suffit pas pour changer de cœur.

176/ Le 05/11/2012 : Ascèse : Travail, devoirs et solitude sont les seuls antidotes à l’amour. Même si, poisons efficaces, ils tuent avant l’heure.

175/ Le 04/11/2012 : Dépassement : Dans ce combat qu’est la vie, si nos plus grandes batailles se mènent contre soi, c’est avec l’espoir que nos plus belles victoires se fêtent dans les bras de l’autre.

174/ Le 03/11/2012 : Ivresse : Si le travail transforme le monde, il permet surtout de l’oublier.

173/ Le 02/11/2012 : Foi : Tandis qu’à genoux, pieds et poings liés, les yeux bandés, l’otage pensait : « Mon Dieu, faites que mon geôlier soit croyant et miséricordieux, serviteur de votre gloire ! », le ravisseur, l’arme à la main, prêt à tirer, songeait : « Mon Dieu, bras vengeur de ta puissance, vois ce je t’offre en sacrifice, au nom de ta grandeur ! ». Tous deux croyaient et le coup partit.

172/ Le 01/11/2012 : Errance : Si l’éther t’appelle, c’est que les terres te chassent. Comme à la guerre, va ! Mais ne t’enterre pas…

171/ Le 31/10/2012 : Objectif : Mieux vaut viser haut sans atteindre que cibler bas et toucher. Car reste en soi un idéal.

170/ Le 30/10/2012 : Désarroi : L’homme blessé sent qu’il n’a plus sa place ici mais ne sait jamais comment se rendre ailleurs.

169/ Le 29/10/2012 : De l’art : Créer, c’est œuvrer ici-et-maintenant pour espérer demeurer partout-et-toujours.

168/ Le 28/10/2012 : Dormir : Le sommeil est à l’esprit ce que la paresse est au corps. Un lâcher prise absolu qui libère des entraves et régénère l’être. Même si, de l’un, je ne jouis pas et, de l’autre, profite.

167/ Le 27/10/2012 : Aliénation : Loin de libérer l’homme, l’argent l’aliène puisqu’il le rend esclave d’une banque à chaque fois qu’il se rend maître d’un bien.

166/ Le 26/10/2012 : Sage mais mort : Derrière l’alibi philosophique, la raison, toujours conservatrice par nature, masque et légitime dans le mot « sagesse » quatre viles postures : fatalisme, résignation, impuissance et lâcheté. Soyons donc tout, sauf sage !

165/ Le 25/10/2012 : Des risques : Affronter la vie pour trouver sa voie ou les autres pour vivre un amour, est souvent périlleux. Mais, s’y dérober est à coup sûr mortel !

164/ Le 24/10/2012 : Tourbillons : Désespoir aujourd’hui, des espoirs demain. Portées par le vent, ainsi dansent nos vies, à l’envie !

163/ Le 23/10/2012 : Vampires : Quelle différence y-a-t-il entre les tiques et l’éthique ? Aucune ! Toutes deux nous collent à la peau pour se nourrir du meilleur : notre sang et notre cœur.

162/ Le 22/10/2012 : Fusion : Entends, vois, sens, touche et goûte mais ne pense pas ! Car il n’y a qu’à travers les sens de soi que l’on découvre l’essence de l’autre.

161/ Le 21/10/2012 : Lucidité : L’artiste se résout toujours à ce que le Temps fasse son œuvre quand c’est le prix à payer pour qu’il fasse la sienne.

160/ Le 20/10/2012 : Aveuglement : Quelle vanité de croire que la pensée et l’action nous permettent de tuer le Temps quand c’est Lui qui nous tue !

159/ Le 17/10/2012 : Recueillement : Le mutisme est la seule manière de parler avec soi qui ne gêne personne mais ennuie tout le monde.

158/ Le 16/10/2012 : Du farniente : Ne rien faire mène à soi, à condition de satisfaire sa nature tandis qu’on paresse.

157/ Le 15/10/2012 : Pratique : La raison est à l’homme ce que l’haltère est au sportif : un poids ! Aussi, plus l’exercice est contraignant et quotidien, plus l’un et l’autre en pâtissent.

156/ Le 14/10/2012 : Du lâcher-prise : Pour jouir du bonheur, l’abandon au présent suppose l’abandon du passé.

155/ Le 13/10/2012 : Échappée : Devoir être « ici » nourrit nos rêves ; vouloir être « ailleurs »… nos espoirs !

154/ Le 12/10/2012 : Exaltation : Aime, ris, chante et danse ! Il n’y a que dans l’allégresse que tu sauras qui tu es et les autres ce que tu vaux.

153/ Le 11/10/2012 : Ressenti : Qui s’éprend, vit ; qui se déprend, survit.

152/ Le 10/10/2012 : Mère, censeur et muse : Qui donne la vie, la cadre et l’inspire ? La femme ! Décidément, l’homme trop vaniteux se trompe quand il croit être le centre du monde.

151/ Le 09/10/2012 : Délivrance : Il n’y a que dans le baiser de la Mort ou dans les bras de l’Autre que l’on échappe à la douleur d’être homme.

150/ Le 08/10/2012 : De la tendresse : S’attacher à, c’est aussi veiller sur ! Dans la délicate posture de l’être qui accompagne, discret mais présent, hors du cercle de vie de l’autre, mais tout contre, très exactement en son point de tangence…

149/ Le 07/10/2012 : De l’amour : Qui vit au quotidien, naturellement et sereinement, la communion des âmes dans l’union des esprits et la fusion des corps, aime. D’un amour ancré, simple et palpable, spirituel et charnel, finalement le seul qui soit légitime et souhaitable.

148/ Le 06/10/2012 : Mortification : L’homme de raison n’a ni la force ni la volonté de jouir de la vie. Quitte à choisir, il préfère donc une souffrance sous contrôle qu’un bonheur sans cadre. Ainsi, mieux qu’aucun autre, apprend-il à survivre.

147/ Le 05/10/2012 : Desseins : Au quotidien, la grandeur d’un destin se mesure moins aux tâches déjà remplies qu’aux actions encore à mener. Avec le fol espoir que la vie en laisse le temps…

146/ Le 04/10/2012 : Constat : Quand un sentiment vécu au présent doit se métamorphoser en un souvenir enfoui dans le passé, sous prétexte que sa projection raisonnée dans le futur nuirait à l’éclosion d’un nouveau, c’est que les bonnes raisons de la vie priment sur les justes élans du cœur.

145/ Le 03/10/2012 : Vadrouille : La trouille au ventre, fais pas la nouille ! Fouille dans tes poches, mouille ta chemise et grouille ! Car, mortecouille, la mort patrouille…

144/ Le 02/10/2012 : Direction : Il n’y a qu’une manière de donner un sens à l’existence qui n’en a pas. Trouver les singuliers besoins qui exaltent nos cœurs et nos esprits puis chercher à les combler. Car c’est à coup sûr dans le plaisir à satisfaire ces exigences-là que réside la finalité d’une vie.

143/ Le 30/09/2012 : Dilemme : Qui se soûle de corps, s’enivre l’esprit ; mais qui mortifie sa chair, vivifie l’âme. Qui vouloir être ?

142/ Le 29/09/2012 : Vacuité : S’agiter pour ne rien faire est à l’action ce que parler pour ne rien dire est à la pensée. Dans tous les cas, une manière de tuer le temps.

141/ Le 28/09/2012 : Mat à l’échec : Ne dites pas que vous n’entendez rien aux échecs car la vie nous oblige trop souvent à y jouer ! Reste à savoir parer le coup pour continuer d’avancer ses pièces et gagner au final.

140/ Le 27/09/2012 : Oppression : Sabre au clair, la raison est une sentinelle qui filtre les sentiments comme elle compte les centimètres. Voilà pourquoi sa lame tue l’âme.

139/ Le 25/09/2012 : Cuisine : Pour croquer le présent à pleines dents, le passé est parfois cette plâtrée indigeste qu’il faut ingérer en mettant les pieds dans le plat, dans l’attente de l’évacuer ensuite, soulagé et libre. En fait, la seule manière de savourer l’avenir !

138/ Le 24/09/2012 : Sagesse : Cessons donc de tout désirer et de tout exiger quand il s’avère que nous ne pourrons jamais tout posséder et tout obtenir !

137/ Le 23/09/2012 : Aigreur : À trop donner sans retour, l’homme blessé finit par tout prendre sans détour.

136/ Le 22/09/2012 : Transport : Dans le plaisir, je jouis ; dans la joie, j’exulte ; dans l’ivresse, je sombre. Dans tous les cas, dans l’excès, je vis !

135/ Le 21/09/2012 : Passe-temps : À communiquer avec-et-dans tout le temps, l’homme moderne en oublie de communier avec le Tout, dans le Temps.

134/ Le 20/09/2012 : Dérive morbide : L’homme en rupture qui s’éloigne par ses actes et ses paroles de l’amour, s’approche dans ses intentions et ses pensées de la mort.

133/ Le 18/09/2012 : Cynisme : Mensonges et omissions sont au statu quo ce que la vérité et l’aveu sont au changement : une nécessité absolue. Les premiers garantissent la pérennité des systèmes, les seconds assurent leur écroulement. Dans tous les cas, ils remplissent une fonction sociale éminente : assurer la cohésion et la transformation des groupes.

132/ Le 17/09/2012 : Cuisine : Pour oublier l’âcreté de la vie, il faut savoir la pimenter d’un zeste de pensées, de pintes d’émotions et de subtils mets de chairs.

131/ Le 16/09/2012 : Fatalisme : Qui met trop les mains dans le cambouis en allant au charbon, finit par mettre les pieds dans la merde.

130/ Le 15/09/2012 : Engagement : L’homme qui demeure aussi impliqué dans la vie que l’est l’enfant dans ses jeux, est un sage. Ou un fou.

129/ Le 14/09/2012 : Désespoir : Si les sentiments et les passions blessent et meurtrissent, seule leur absence tue.

128/ Le 13/09/2012 : Maturité : Qui ne cesse de ressentir la vie au point d’en pleurer, doit apprendre au plus vite à la penser pour en rire.

127/ Le 12/09/2012 : Affairement : Vivre « aujourd’hui » n’est finalement qu’espérer repousser à demain, dans une fuite en avant d’émois, de mots et d’actes, le moment de mourir.

126/ Le 10/09/2012 : Déchirement : Est sagace l’homme qui comble ses pulsions les plus viles car elles seules conditionnent l’élan de ses aspirations les plus hautes.

125/ Le 09/09/2012 : Histoire de fou : Ah ! S’il suffisait d’avoir une hache pour se fendre la gueule, les culs serrés riraient depuis longtemps…

124/ Le 08/09/2012 : Loin du bruit : Plus le silence est grand, plus la pensée s’élève, plus le cœur s’enracine. Et plus l’être en soi fait entendre sa voix !

123/ Le 05/09/2012 : Mutisme : Qui bâtit sa vie comme on érige une forteresse, en s’enfermant, doit savoir qu’ « à la septième fois, les murailles tombèrent ». Seulement, et pas toujours…

122/ Le 04/09/2012 : Séparation : À l’heure de se quitter, il faut croire en sa voie. L’enfant qui part, projets en tête, la vie devant soi, comme les parents qui restent, face à eux-mêmes, seuls, leur mission accomplie. Reste à chacun à vouloir la tracer !

121/ Le 03/09/2012 : Lucide et jouisseur : Il faut prendre, aujourd’hui, la vie à bras-le-corps avant qu’elle ne prenne, demain, dans ses bras nos corps.

120/ Le 02/09/2012 : Du Mal : Loin de tout angélisme béat, l’Histoire enseigne que la vie est un tel foisonnement de contraires qu’un acte intrinsèquement mauvais peut avoir des conséquences foncièrement bonnes. Comme quoi, ce qui est mal dans sa nature ne l’est pas forcément dans ses effets.

119/ Le 01/09/2012 : Sagesse : À se détacher de l’existence, de ses contingences comme de ses attentes, l’homme marche vers son destin, l’esprit et le cœur sereins, prêt à emprunter le chemin qui s’offre à lui et mène à soi.

118/ Le 31/08/2012 : Dilemme : À Marseille, une variante de la roulette russe fait fureur :  griller les feux rouges et mourir sous une roue ou respecter les feux rouges et s’écrouler sous les balles ! À qui de jouer ?

117/ Le 30/08/2012 : Un temps pour tout : Jeune, l’homme s’enrichit à côtoyer les autres ; vieux, il s’élève à les fuir. Ainsi grandit-il !

116/ Le 29/08/2012 : Humilité : Si l’esprit se détache du corps par une étrange alchimie, il s’y enracine par une savante chimie. Que notre tête vacille et le voilà qui titube. Comme quoi, les maux rendent humble !

115/ Le 28/08/2012 : Élévation : La grandeur de l’homme réside ni dans la pensée qui éclaire, ni dans le cœur qui émeut, encore moins dans l’action qui conforte. Elle niche dans l’âme qui transcende et unit ces contraires et qui, seule, élève.

114/ Le 27/08/2012 : Altruisme : L’homme se soucie des intérêts de l’autre à condition qu’ils servent son égoïsme et flattent son orgueil.

113/ Le 24/08/2012 : Antihéros : Heureusement qu’à la guerre, il y a aussi des lâches pour sauver l’espèce en sauvant leur peau.

112/ Le 23/08/2012 : Définition : Liberté : exercice du libre-arbitre qui choisit, entre des cadres qui s’imposent et des actions qui contraignent, une voie qui oblige !

111/ Le 22/08/2012 : Hardiesse : Qui subit sa vie, survit ; qui rêve sa vie, dévie. Quant à l’homme qui réalise son rêve de vie, lui seul vit.

110/ Le 21/08/2012 : Passion : Seul le grand amour résiste au désespoir de ne pouvoir le vivre.

109/ Le 19/08/2012 : Évasion : Qui s’enfuit dans son monde sans trêve, s’ennuie dans le monde sans rêve.

108/ Le 18/08/2012 : Veau d’or : Fruit du travail, voie du désir, arme du pouvoir ! À trop cristalliser d’enjeux, l’argent est plus souvent la source de nos maux que la clé du bonheur.

107/ Le 17/08/2012 : Cupidité : L’esprit mercantile, étroit et boutiquier, détestable en soi, n’a qu’une vertu. Il oblige ceux qui le subissent à mobiliser la sagacité de leur raison pour le cerner et la noblesse de leur cœur pour s’en prémunir.

106/ Le 16/08/2012 : Résilience : Tout échec est une étape. Qui mène à des victoires qui sait assumer, comprendre et rebondir.

105/ Le 15/08/2012 : Détachement : Il ne faut jamais s’attacher à ce que l’on a, quand on se bat pour avoir ce que l’on aime.

104/ Le 14/08/2012 : Révélation : Heureusement que les hommes n’ont pas créé Dieu à leur image. À se croire omnipotent et omniscient, Il nous tuerait.

103/ Le 13/08/2012 : Similitude : Univers, civilisations et hommes naissent, croissent et disparaissent pour ne laisser que poussières, vestiges et souvenirs. À destin similaire, échelle différente !

102/ Le 11/08/2012 : De la jeunesse : Si les voyages forment la jeunesse, les voix sages la forment aussi.

101/ Le 10/08/2012 : Grandir ou se perdre : L’union fait l’homme, tout autant qu’elle le défait. Affaire de faits !

100/ Le 09/08/2012 : Humiliation : Que l’homme qui insulte apprenne à se taire. Car il n’y a pas de pire avanie que l’indifférence.

99/ Le 08/08/2012 : Béatitude : Le silence est la musique du cœur quand il parle avec les yeux et voit avec l’esprit.

98/ Le 07/08/2012 : Stakhanovisme : Des « puis… » à la chaîne comme des puits sans fond épuisent à la fin.

97/ Le 06/08/2012 : Élévation : La félicité, c’est vivre le présent et, dans l’instant, s’en détacher pour en jouir.

96/ Le 05/08/2012 : Réalisme au féminin : Une femme exigeante sait qu’il n’y a qu’une manière de vivre avec le mari idéal : être la maîtresse de ceux des autres !

95/ Le 04/08/2012 : Tous barbares ! : Dans nos sociétés du spectacle, le barbare n’est plus seulement celui qui commet un acte odieux. C’est aussi celui qui, visionnant l’horreur, en prend connaissance et s’en accommode, par impuissance ou par intérêt.

94/ Le 03/08/2012 : Bien-être et nonchalance : S’adonner à la paresse n’est pas un art mais une médecine. Car elle seule permet de prévenir la fatigue comme de s’en remettre.

93/ Le 01/08/2012 : Jeux de main, jeux de vilain : Quand le diplomate passe la main, le soldat la prend et change la donne. Au son du canon, les mots se changent en maux et le sens en sang.

92/ Le 31/07/2012 : De la création : Créer, c’est entendre cette voix qui cherche en soi à trouver sa voie.

91/ Le 29/07/2012 : À prendre ou non : Avec la pensée, l’homme comprend ; dans l’action, il entreprend ; grâce au doute, il surprend. Mais au bout du compte, ne se méprend-il pas quand il n’y a qu’avec l’amour qu’il s’éprend ?

90/ Le 26/07/2012 : Totalitarisme : Plus un dictateur s’assure de tout, plus les masses sont sûres de rien.

89/ Le 25/07/2012 : Chronologie du cœur : Souvenirs et passé donnent poids à nos existences ; projets et avenir donnent sens à nos devenirs. Mais, seuls, instants et présent donnent vie à nos chairs !

88/ Le 24/07/2012 : Détente : L’humour, c’est rire de vous et de moi, sans blesser l’un et l’autre.

87/ Le 23/07/2012 : Vivre libre : L’homme formaté marche en cadence, au rythme du travail. L’homme sérieux marche au pas, au rythme de la raison. Seul l’homme illuminé vole de ses propres ailes, au rythme de son cœur. Soyons-le !

86/ Le 22/07/2012 : Homme d’État : La balance commerciale, c’est l’art d’échanger avec ses ennemis ; la diplomatie, l’art de parler avec eux ; la guerre, l’art de les tuer. Quant à la « Realpolitik » », c’est l’art de jouer sur tous ces tableaux !

85/ Le 21/07/2012 : Tromperie : La raison est à la conscience ce que la peau est au corps. Une infime partie qui fait illusion et cache l’essentiel : la complexité du tout.

84/ Le 20/07/2012 : Combats : Qui s’escrime à devenir ce qu’il est, doit s’employer à imposer ce qu’il devient.

83/ Le 19/07/2012 : Jusqu’au-boutisme : Qui, jusqu’au bout de sa vie, ira jusqu’au bout de ses forces, va souvent jusqu’au bout de ses rêves.

82/ Le 18/07/2012 : Relatif recul : À voir et à subir la connerie des autres, l’homme compatissant plaint ceux qui subissent la sienne sans qu’il veuille la voir.

81/ Le 16/07/2012 : Altruisme : Mieux vaut prévoir de tendre la main à nombre de parias plutôt que les voir pendre demain à l’ombre de la charia.

80/ Le 15/07/2012 : Épicurisme : À vouloir donner du sens, l’homme finit toujours par devoir donner du sang. Qu’il cesse donc d’être un héros et se contente d’être un jouisseur. Du présent qui passe et de l’instant qu’il vit.

79/ Le 14/07/2012 : Devenir : Si l’action transforme la nature et forme l’homme, seule la pensée s’empare du monde et pare l’être.

78/ Le 13/07/2012 : Ubu en quête d’argent : Dans nos sociétés mercantiles, l’absurdité de la logique financière réside non seulement dans son mode de fonctionnement mais aussi et surtout dans l’adhésion de nos esprits et de nos cœurs aux aberrations contractuelles qu’elle génère.

77/ Le 12/07/2012 : Devinette : Quel est le comble pour un débiteur ? C’est de vendre à son créancier le bien dont il n’a pas encore remboursé l’avance !

76/ Le 11/07/2012 : Mirage : Le désir n’existe qu’à travers l’homme qui le porte, l’objet qu’il convoite et le cadre où il s’insère. Autant dire qu’il reste le plus souvent une chimère.

75/ Le 10/07/2012 : Détachement : À trop entendre parler pour ne rien dire, le sage entend bien ne plus rien dire plutôt que parler.

74/ Le 08/07/2012 : Plénitude : Se réaliser, ce n’est pas accumuler, en bourse, des valeurs, mais posséder, en soi, de la valeur.

73/ Le 07/07/2012 : Pugnacité : Avant d’être un combat contre l’adversité, la patience est d’abord une lutte contre soi-même. Chaque jour et sans faillir, s’il faut mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’atteinte de nos buts, il faut surtout batailler pour contrer notre impatience qui voudrait croire en la possible réalisation immédiate de nos désirs. Et cet effort-là, à la Sisyphe, est harassant car à recommencer sans fin !

72/ Le 06/07/2012 : Paradoxe : Des fous que nous sommes, le plus sage est toujours celui qui jouit quand l’autre s’amuse ; qui s’esclaffe quand l’autre sourit ; qui danse quand l’autre marche. Et surtout qui se tait quand l’autre ratiocine ou déblatère…

71/ Le 05/07/2012 : Bête et méchant : Si l’avenir de l’homme, c’est la femme, alors, qu’il prenne son temps et profite du présent.

70/ Le 04/07/2012 : Allant : Quel que soit notre âge, nous sommes tous assez vieux pour mourir. Restons donc assez jeunes pour vivre !

69/ Le 01/07/2012 : Maintien de l’ordre : Contrairement aux idées reçues, le Smic n’équivaut pas au temps de travail effectué en entreprise, encore moins au montant nécessaire à la vie du salarié. Il rémunère aujourd’hui le coût estimé par l’État de la Paix Sociale. Que ce prix à payer paupérise de trop et ce sera la légitime exigence de lendemains qui chantent. Chorales en perspective…

68/ Le 30/06/2012 : Pied marin : L’existence s’apparente à un voyage au long cours. Quand un nouvel horizon se dessine, rompre les amarres s’avère toujours plus difficile que de changer de cap.

67/ Le 29/06/2012 : Misogynie : Si l’homme prend plaisir à être contre toutes les femmes, c’est parce qu’il jouit trop d’être tout contre celle qu’il aime.

66/ Le 27/06/2012 : Fascisme ordinaire : Plus l’esprit est borné, l’oreille bouchée et le cœur sec ; plus le regard est vengeur, la langue acerbe et le poing levé.

65/ Le 26/06/2012 : À livre ouvert : Toute vie est un roman-fleuve où l’homme est tout à la fois le personnage principal, le lecteur assidu et l’auteur inspiré. Quand le personnage ferme une parenthèse, le lecteur tourne une page et l’auteur entame un nouveau chapitre.

64/ Le 25/06/2012 : Choc : Le fond touché, le nageur remonte ; le pire vécu, l’homme renaît. Comme quoi, le corps assure si l’esprit éclaire et le vouloir anime !

63/ Le 24/06/2012 : Question de méthode : Si s’engager implique une parole qui mobilise des moyens, mieux vaut s’assurer des moyens avant de donner sa parole.

62/ Le 22/06/2012 : Ténacité : Quand viser un fol objectif conduit à l’impasse, il faut garder le but mais changer de voie.

61/ Le 20/06/2012 : Sauver sa peau : L’homme est naturellement plus enclin à la lâcheté qu’à l’héroïsme. C’est pourquoi il préfère les coups bas aux combats !

60/ Le 18/06/2012 : Embrigadement : Nous inculquer « Êtres, consommez ! », c’est nous sommer d’être cons.

59/ Le 17/06/2012 : Des élections : La politique est devenue un spectacle car elle est aujourd’hui un commerce. Il faut vendre un programme dont la jouissance est immédiate et le paiement différé. Si habilement reporté que la génération qui profite des privilèges monnayés n’est pas celle qui rembourse les échéances !

58/ Le 16/06/2012 : Illuminé : Personne ne sait comment entrer dans la folie, encore moins comment en sortir. Il faut donc être dément pour tenter l’expérience.

57/ Le 14/06/2012 : Solde : Mieux vaut que ses comptes soient en règle et en ordre quand une femme règle ses comptes dans l’ordre.

56/ Le 13/06/2012 : Privilège : Quand la solitude est choisie et créatrice, elle seule met à nu le meilleur de soi.

55/ Le 12/06/2012 : Marcher à son pas : À courir après ce que nous voudrions avoir, nous oublions d’aller vers ce que nous pourrions être.

54/ Le 11/06/2012 : Vanité : Il est vain de chercher à savoir ce qu’est la mort quand nul ne sait ce qu’est la vie et ce qu’est l’homme.

53/ Le 10/06/2012 : Entrée : La clé du bonheur est simple à trouver quand la serrure se cache entre les cuisses d’une femme, si précieuse porte !

52/ Le 09/06/2012 : De concert : La peur est un sentiment qui amène à entrevoir les risques inhérents à l’action ; le courage, un élan qui pousse à trouver les moyens de la mener à bien. Ces deux-là font la paire : sans sentiment, pas d’élan !

51/ Le 08/06/2012 : De la jouissance : L’argent et les biens contribuent à l’épanouissement de l’homme, surtout quand il a la force ou l’opportunité d’y renoncer.

50/ Le 07/06/2012 : Du bonheur : Du fait des autres, le bonheur est certes en nous, dans la pensée et le détachement, mais aussi en nous-deux, dans l’émoi et l’attachement.

49/ Le 06/06/2012 : Voir en bleu : L’amour est une pathologie gravissime. Avant de rendre aveugle, il affecte de strabisme divergent. Ceux qui s’aiment ne cessent en effet jamais de se regarder d’un œil tandis qu’ils fixent un même horizon, de l’autre.

48/ Le 05/06/2012 : Vaine fusion : Le désir suscite le trompeur espoir de soumission de l’autre ; la jouissance consacre l’illusoire croyance en son appropriation. Seule la mort confirme l’absolue certitude de sa dépossession !

47/ Le 04/06/2012 : Vivement le sevrage : Mère-Sagesse a deux mamelles : raison et patience que nous ne cessons jamais de téter. Même si le lait de cette garce a le goût infâme d’huile de foie de morue. Mais c’est, paraît-il, si bon pour la santé. Alors, aujourd’hui encore, accrochons-nous à ses seins !

46/ Le 03/06/2012 : Palette du cœur : Se mettre au vert pour ne plus voir rouge ! Sans bleus à l’âme, imaginer la vie en rose ! Blanc comme neige, ne plus broyer du noir ! En somme, prendre des couleurs pour ne plus faire grise mine. Vive l’arc-en-ciel de la vie !

45/ Le 02/06/2012 : Du don qui libère et enchaîne : La femme qui s’offre nue au regard de l’homme, ne livre pas son corps. Elle délivre son âme et enchaîne celle de l’autre.

44/ Le 01/06/2012 : De bière en prière : La bière au bar et la bière en bois ont un point commun : toutes deux laissent un goût amer en bouche.

43/ Le 31/05/2012 : Paradoxe : À forcer le trait jusqu’à la caricature, la facilité de la superficialité permet parfois d’entrevoir la profondeur de la complexité.

42/ Le 30/05/2012 : Être homme : Qui se donne les moyens d’assumer sa vie, trouve la force de réaliser ses rêves !

41/ Le 29/05/2012 : Salutaire évidence : Qui croit en soi, croît de soi !

40/ Le 28/05/2012 : Sens et soi : Quand une vie se réduit à thésauriser des biens, le sens de l’existence se perd dans la fatras des avoirs. Et avec lui, soi !

39/ Le 27/05/2012 : Fatal oubli : La force de l’homme est qu’avec le temps, il finit toujours par tout oublier. Même un jour de respirer…

38/ Le 26/05/2012 : Éternel combat : À s’épuiser à plier la réalité à sa puissance, l’homme finit par se plier à la puissance de la réalité.

37/ Le 25/05/2012 : Ivresse de mâle : Le désir ne vise pas au plaisir mais à la possession. Non par la réappropriation de soi mais par l’appropriation de l’autre.

36/ Le 24/05/2012 : DéniÀ subordonner son âme à la conscience, l’homme aliène son cœur à la raison. Ne reste plus qu’un corps et un esprit en déshérence…

35/ Le 23/05/2012 : Des charmes d’une muse : Heureux qui côtoie une muse ! Dans leur fascination sans bornes, elle sait prendre de lui autant qu’il puise en elle, dans leur âme mise à nu. Ainsi marchent-ils ensemble sur des chemins de vie, distincts et parallèles, qui mènent au même but : toucher à l’absolu.

34/ Le 22/05/2012 : Politique et débat : La polémique, c’est l’art d’analyser les faits selon des critères différents. Dès lors, la manipulation s’érige en vérité, le dialogue en foire d’empoigne, le pouvoir en spectacle. Dans la confusion générale, les privilèges demeurent. Chaud devant, l’opium du peuple est servi !

 33/ Le 21/05/2012 : De l’émerveillement : L’émerveillement ne se réduit en aucun cas à l’étonnement que l’on ressent parfois à contempler un être, un objet ou un cadre soudainement là, certes face à soi mais aussi hors de soi. Non ! C’est bien plus et au-delà ! En fait, loin de vous laisser le temps de porter un regard scrutateur sur lui, c’est le sentiment que l’être, l’objet ou le cadre lui-même vous fixe, vous pénètre et vous possède, totalement et irrémédiablement, dans la fulgurante instantanéité de sa révélation. Et dans cette illumination nourricière de l’âme, c’est tout à coup la sensation de se fondre avec l’être, l’objet ou le cadre et, en fusionnant avec lui, de se confondre avec le Monde pour ne plus faire qu’un avec Lui. De par la grâce d’un indéfectible et indéfinissable et magique lien !

32/ Le 20/05/2012 : À chacun sa place : En politique, le militant défend ses idées par conviction ; l’homme d’État les trahit par obligation. L’un a raison de croire en l’impossible, l’autre n’a pas tort de ne s’en tenir qu’au possible. Comme quoi, la fonction fait l’homme !

31/ Le 19/05/2012 : Fin de l’Histoire : Au travail qui produit trop de biens, substituer la sagesse qui procure tant de bien. Et jouir ainsi des bienfaits du bien-être de l’âme.

30/ Le 18/05/2012 : Funambules sur le fil : La pérennité des liens entre deux êtres se joue toujours dans le réajustement permanent et délicat de l’équilibre qu’ils vivent, certes, dans leur relation mais aussi avec eux-mêmes et les autres.

29/ Le 15/05/2012 : Tourbillons : Les mots emportent, toujours aussi fluides et glissants qu’une valse à trois temps. Sang, Son, Sens, dansons avec eux !

28/ Le 14/05/2012 : De la philosophie du tirer : L’homme tirerait son épingle du jeu s’il cessait de tirer à vue pour ne songer qu’à tirer un coup en vrai tire-au-flanc.

27/ Le 13/05/2012 : Quel poids d’être juste : Malheureux celui qui prétend dormir du sommeil du Juste, tant il est vrai qu’un Juste ne dort pas, hanté par ses choix.

26/ Le 12/05/2012 : En faire et damnation : Plus l’homme perd en innocence, plus il gagne en humanité. Ensemble, damnons-nous pour devenir plus grands et profonds !

25/ Le 11/05/2012 : Confrontation : Quand un élan se heurte à une force dans un rapport déterminé, de ce choc découle la vie… ou la mort.

24/ Le 10/05/2012 : Aveu de maux : Qu’importe la vérité aux yeux du bourreau ! La seule vertu qu’il reconnaisse aux mots, c’est de faire parler.

23/ Le 09/05/2012 : Liens et libération : L’attachement est un état particulièrement magique puisque lui seul permet de nouer des liens qui, loin d’entraver, libèrent.

22/ Le 08/05/2012 : De l’art de la coutellerie : L’amour résiste à la cisaille du temps si la lame du silence se rompt au tranchant des paroles. Aiguisez donc vos mots !

21/ Le 07/05/2012 : Motus : Le silence est à l’amour ce que le cri est à la guerre. L’expression ultime, radicale et déchirante, du désespoir de l’être.

20/ Le 06/05/2012 : De l’horticulture politicienne : Au royaume de Hollande, à rêver de m’endormir ce soir sur un lit de roses, je prends le risque de me réveiller demain au milieu des tulipes.

19/ Le 05/05/2012 : Des espoirs, désespoir : À jouer avec les mots pour en trouver l’essence, l’homme oublie les maux générés par les sens.

18/ Le 04/05/2012 : Vive le changement : Le banquier finance, l’industriel produit, le client consomme. Aux citoyens de rêver à d’autres avatars : ceux de l’âme !

17/ Le 03/05/2012 : Des richesses limitées, pour qui ? : La droite les exonère, la gauche les taxe. Au-delà des clivages, comment créer et répartir les richesses en toute équité ?

16/ Le 02/05/2012 : Du risque des utopies : En politique, chercher des fins qui libèrent l’Homme conduit toujours à trouver des moyens qui enchaînent les hommes.

15/ Le 01/05/2012 : Des bienfaits du rire : Le rire est au corps ce que le mot est à la pensée : un salutaire exutoire. Au cœur de s’en réjouir et d’en jouir.

14/ Le 30/04/2012 : Filer droit ! : Si une aiguille te blesse l’œil, ôte l’épine à ton pied ! Et marche ainsi, la vue basse mais le cœur vaillant.

13/ Le 29/04/2012 : Luxure dominicale : Le dimanche, mieux vaut pécher en s’adonnant à la chair dans la liesse que de prêcher en s’exposant en chaire à la messe.

12/ Le 28/04/2012 : Chères chaînes : Aimer, c’est nouer des liens de corps et d’esprit qui paradoxalement, en aliénant sa mouvance naturelle et sa liberté originelle, concourt au plein épanouissement de l’être !

11/ Le 27/04/2012 : Purification : Quand les mots te sont source, baigne dans leur eau et suis confiant leur cours. C’est un bain de jouvence de l’âme.

10/ Le 26/04/2012 : Strip-tease : Déshabiller une femme est un plaisir ; mettre à nu son âme, une joie ! Quelle qu’elle soit, la nudité féminine éblouit.

9/ Le 25/04/2012 : Paroles de Fou : La Vérité niche exclusivement dans le cœur des Fous, furieux de ne l’être jamais assez.

8/ Le 24/04/2012 : Aux pieds de la patience : La patience est une maîtresse épuisante puisqu’il faut satisfaire toutes ses exigences pour parvenir à nos fins.

7/ Le 23/04/2012 : Que de manières : Si aimer est la meilleure manière de vivre, écrire est alors une singulière façon de survivre.

6/ Le 22/04/2012 : Élixir d’élections : À vos thés ! Avec l’espoir naïf que la saveur choisie ne trahira pas trop nos palais !

5/ Le 21/04/2012 : Fusion rédemptrice : Fondre, en soi et dans un même élan, réalité, désirs et volonté. En somme, une variante de l’état de grâce !

4/ Le 20/04/2012 : De la dictature du cœur : L’homme de raison se perd à composer ; l’homme de cœur se trouve à se poser. Au cœur donc d’imposer ses raisons.

3/ Le 19/04/2012 : Ignorant mais jouisseur : Délaisser la vérité et les savoirs pour ne songer qu’à l’essentiel : vivre. Et jouir seulement de notre temps compté !

2/ Le 18/04/2012 : L’Un possible : À ne pas oser l’impossible, l’homme trop raisonnable se prive du plus beau des possibles.

1/ Le 17/04/2012 : Du sang répandu : La guerre se charge toujours de trouver dans le sacrifice d’un soldat ce que l’amour découvre dans l’abandon d’une vierge : du sang qui donne du sens !

*      *      *      *      *

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